Submitted by admin on Tue, 05/22/2018 - 14:19

Depuis la perte de pédale socio-économique de la Gécamines (GCM), le chômage a pris de l'ascenseur et a éjecté les jeunes sur la rue et la ville de Lubumbashi a enregistré un nouveau nom devenu trop populaire qui est "marché pirate". Ce nouveau nom plonge la police dans la cruauté de l'éradiquer. Si l'on est capable de le jeter dans la poubelle. Pas d'emploi, pas de disparition de ce vocable et la ville ne serait pas propre. Chacun et chacune cherche la vie.

Le fait que la police se déverse sur les petits marchands ayant créé le marché pirate, les gens se sont créés une nouvelle aventure : l'exploitation minière artisanale. Une aventure périlleuse que le marché pirate. Une aventure qui fait naître des conséquences néfastes. Personne ne parle du mal qui entoure la crème de développement. Cette crème est abandonné. Les scientifiques ne tirent pas la sonnette d'alarme. Tout le monde tourne le regard ailleurs et ne veut plus voir le pire et ne rêve pas de ce qui arrivera dans cinq ans, dans dix ans  ou plus.

Tout le monde oublie que le filon uranifère longe les gisements de cuivre et de cobalt que nos enfants, nos mères, nos jeunes vont chercher dans notre sous-sol. Las! La copperbelt se dessine le long des frontières qui séparent la RDC et la Zambie et la RDC et l’Angola contient plus d’un tiers des réserves mondiales de cobalt (34%), ainsi que des quantités significatives de cuivre (10%), de nickel, d’uranium, d’argent et de plomb. C'est beau de les énumérer ou de les compter et de permettre à notre population de descendre dans des puits y extraire ces minerais. Et en 2002, le code minier promulgué avait encouragé les chômeurs d'exploiter manuellement les minerais. Lesquels ? Il fallait se poser cette question en ce temps-là pour éviter le plus pire qui devait surgir. En République Démocratique du Congo, il y a, bien sûr, des provinces accessibles à l'exploitation minière artisanale; mais la province du Katanga devait être épargnée à ce genre d'activités. Il y a des raisons qui militent pour que les gens ne s'exploitent pas manuellement les minerais au Katanga. Car presque tous les minerais dans les provinces du sud Congo, excepté Tanganyika et Haut-Lomami, sont accompagnées des rayons uranifères.

 A ce jour, cette activité minière préoccupe tout le monde au Katanga[1] et ses savanes accueillent un grand monde et ce monde est exposé à l'insalubrité sans nom. Car il n'y a de règles hygiéniques.  Il faut plomber les nerfs pour y vivre. Mais les gens tiennent toujours, car ils cherchent à gagner la vie, au contraire ils l'exposent au danger.

Depuis plus de 16 ans, la RDC vit un phénomène appelé Exploitation Artisanale qui engage un grand nombre de nos concitoyens : les jeunes, les vieux, les femmes mariées et célibataires voire même les enfants et les étudiants qu'y trouvent. Ces derniers se lancent dans cette aventure à la recherche de moyens pécuniaires pour subvenir  à leur besoin académique.

L'ancien code miniers de 2002 a permis aux exploitants artisanaux de s'organiser en coopératives pour protéger leurs intérêts empoisonnés pour les gens du Sud de l'ancienne province du Katanga. Ils sont sans protection au point de vue l'habillement et au point de vue matériels qu'ils utilisent. Ils entrent dans la mine et carrière sans bottes appropriées : il y en a qui sont en babouches. Ils sont sans salopettes ni habits contre l'humidité souterraine. Ils cassent les pierres au moyens de pioches ou de vieilles barres de mines. Ils transportent les minerais dans des sacs de raphia ou de fibres synthétiques par tête ou par épaules. Ils trient manuellement et parcourent des distances avec ces charges pour les laver et polluent les rivières et les nappes phréatiques.

L'exploitation minière artisanale au Katanga est une activité périlleuse, mais ignorée; car elle procure de l'argent liquide. Autour de cette activité, beaucoup de gens (creuseurs) témoignent qu'ils possèdent dans leurs corps de force magnétique qui empêchent les appareils électroménagers de bien émettre. Ces gens sont conscients de leur mort imminente. Et beaucoup de creuseurs meurent subitement, non parce qu'il y a éboulement du sous-sol, mais suite à la maladie pulmonaire ou d'autres maladies analogues.

Les maux qui rongent le secteur minier artisanal au Katanga (Haut-Katanga et Lualaba) sont répertoriés de cette manière brute, à savoir :

1. Emmagasinage de radioactivité dans les corps de population active;

2. Faible niveau de mécanisation (technique de ramassage et grattage dommageable pour l’exploitation industrielle) ;

3. Disparition de faune et de flore;

2. Insuffisance des règles de santé et de sécurité dans ce secteur ;

3. Fortes présences de vulnérables : enfants et femmes;

4. Pollution des rivières et des ruisseaux;

5. Perte des main d'œuvre qui se sacrifie à la mort; elle est considérée comme les moutons acheminés à l'abattoir;

Pour cette étude, il est important de souligner que les conditions de travail et d’emploi qu'offre l'exploitation artisanale sont mauvaises et souvent très dangereuses. Par manque d'oxygène dans la mine, beaucoup de creuseurs courent de risques d'étouffement. Ils utilisent des bougies pour l'éclairage souterrain.  Quand l'oxygène se raréfie, les bougies se teignent de soi et les creuseurs suffoquent.

L'exploitation minière artisanale doit être réservée aux mines de diamant, de l'or, de coltan et non aux mines de cuivre et de cobalt qui longent le filon de l'uranium.

 

[1] Lorsque nous parlons du Katanga, nous nous tenons pas compte de subdivision administrative ou de découpage actuel. Nous sommes dans la configuration ancienne minière, c'est-à-dire, nous voyons la province actuelle du Lualaba et du Haut-Katanga.