Submitted by admin on Tue, 01/16/2018 - 14:20

L’Association africaine de défense des droits de l’homme, section du Katanga(ASADO/Katanga),l’Action Contre l’Impunité pour les Droits de l’Home(ACIDH), le Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire(CDH) le Comité des Eglises (COSCCET), le Groupe d’Actions Non Violences Evangéliques(GANVE) et la Nouvelle Dynamique Syndicale(NDS) des organisations de défense des droits humains basées au Katanga protestent avec la dernière énergie les propos tenus par le tout nouveau procureur de la République s’agissant de la situation de santé de Golden Misabko, Président de l’Association africaine de défense des droits humains, section du Katanga, en sigle ASADHO/Katanga et de l’organisation à Lubumbashi, dans la province du Katanga d’un procès qui ne respecte pas les principes d’un procès juste et équitable contre Monsieur Golden Misabiko, poursuivi parce que son organisation, l’ASADHO/Katanga avait publié le 13 juillet 2009 un rapport intitulé : Mine uranifère de Shinkolobwe : d’une exploitation artisanale clandestine à l’accord avec le groupe français AREVA.

  Pour rappel :

Golden Misabiko, Président de l’ASADHO/Katanga est arrêté par l’Agence Nationale des Renseignements, ANR, le 23 juillet 2009 et déféré le lendemain devant le parquet du tribunal de grande instance de Lubumbashi où il est détenu jusqu’à ces jours pour avoir publié un rapport dénonçant la continuité de l’exploitation clandestine de la mine uranifère de Shinkolobwe ainsi que l’accord entre le gouvernement congolais et le groupe français AREVA sur l’exploration et l’exploitation de la mine uranifère de Shinkolobwe.

L’affaire est fixée devant le Tribunal de paix Ruashi/Kamalondo/Lubumbashi sous RP/4576 ce  mercredi 20 juillet 2009 pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».

Lors de notre visite de ce dimanche 16 aout 2009, Golden MISABIKO nous a fait savoir qu’il avait des douleurs au ventre et ce lundi, en plus de ces douleurs, nous l’avons surpris entrain de vomir.

Alerté sur l’état de santé de plus en plus dégradant et malgré la demande insistante(restée sans suite) de ses avocats conseils auprès du Procureur pour obtenir que Golden ait accès à un médecin  , le nouveau Procureur de la République qui s’est rendu au cachot  en compagnie du Chef de division de la justice, intimera l’ordre aux policiers qui escortent Golden à la polyclinique privée Medicare située à proximité du plais de justice de Lubumbashi de ne laisser personne lui rendre visite et surtout de l’appeler pour qu’il ordonne l’arrestation  immédiate des défenseurs des droits de l’homme qui tenteront de semer le désordre en insistant de le rendre visite. Il leur dira aussi de veiller sur les fenêtres qui doivent rester fermées.

Ces propos discourtois tenus par un haut responsable de la justice à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et de tous les justiciables témoignent bien de la nature de la mission qu’l aurait reçu de ceux qui l’ont promu à ce poste important et surtout de sa fidélité à leur rendre service, même en obtenant la condamnation de Golden MISABIKO à n’importe quel prix.

Nos inquiétudes :

Plus d’une semaine après la publication de ce rapport, le Gouvernement de la République , à travers le Ministre de la communication et porte-parole du Gouvernement, Monsieur Lambert Mende  se prononce en conférence de presse le 28 juillet 2009 et accuse Monsieur Golden Misabiko d’avoir fait une déclaration sur la BBC Afrique dans laquelle il aurait dit que l’uranium congolais était vendu aux Iraniens et Nord Coréens et annonçait que Golden Misabiko sera poursuivi. Ces propos ont été renchéris par Monsieur Alexis Tambwe Mwamba, Ministre congolais des affaires étrangères lors de la visite de la Secrétaire d’Etat américaine, Madame Hillary Clinton. En dénaturant les faits, les officiels congolais ont délibérément tenté d’induire en erreur les communautés nationale et internationale.

A travers ces deux  déclarations, il se dégage une volonté claire et manifeste du Gouvernement congolais de bafouer le principe de la présomption d’innocence dont bénéficie toute personne jusqu’à l’établissement de sa culpabilité par une juridiction compétente      (cfr. Articles 11 de la D.U .D.H et 14.2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques).

C’est dans cette même optique que les magistrats ont reçu des injonctions du Gouvernement central de ne pas accéder aux demandes de mise en liberté provisoire introduites par les avocats conseils de Golden Misabiko en chambre du conseil au premier comme au second degré, de faire fixer l’affaire devant le tribunal et de le faire condamner, alors que le dossier est vide selon des sources bien informées.

Chose encore plus surprenante est l’attitude du Gouvernement français,  travers son ambassade à Kinshasa, pourtant considéré comme pays de droit et de vieille démocratie, elle choisit d’aller à l’encontre de la vérité en soutenant et encourageant l’Etat congolais à faire taire à tout prix Golden Misabiko pour avoir osé critiquer ouvertement et à travers ce rapport, le groupe français AREVA.

Les inquiétudes sus-soulevées font croire aux organisations de défense des droits humains basées au Katanga que le procès contre Golden Misabiko ne remplira pas les garanties  d’un procès juste et équitable tel qu’exigé par les instruments relatifs aux droits de l’homme. Estimant par ailleurs que Golden Misabiko est un détenu politique dont le sort est scellé d’avance par les autorités politiques congolaises en complicité avec certains membres du gouvernement français et les responsables d’AREVA, les Organisations des droits de l’Homme exigent encore  une fois sa libération immédiate et sans condition.

Veuillez contacter les autorités congolaises aux adresses suivantes : 

  •  Le Président de la République Démocratique du Congo, son Excellence Joseph Kabila, upp@ic.cd
  •  Le Premier Ministre Adolph Muzito, primaturerdc@yahoo.fr
  •  Le ministre de la justice, e-mail : minijustrdc@yahoo.fr
  •  Le ministre national des Droits Humains, email : minidroitshumains@yahoo.fr
  •  Le ministre national de l’intérieur, Monsieur MBUYI, + 243 89 98 95 640
  •  Le Procureur Général de la République, téléphone : + 243 999957295 et  + 243 815056365
  •  Le Procureur Général, Monsieur ESSABE : + 243 997010910
  •  Le Procureur de la République : +243 816702670

Pour les Organisations :

  •  Action pour les Droits de l’Homme Contre l’Impunité(ACIDH)
  •  Association africaine de défense des droits de l’Homme, section du Katanga (ASADHO/Katanga)
  •  Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire(CDH)
  •  Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et Eglises à la Transformation Humaine en RDC (COSCCET)
  •  Groupe d’Actions Non Violence Evangélique(GANVE)
  •  Nouvelle Dynamique Syndicale(NDS)
  •  Mouvement pour la Réconciliation et les Droits de l’Homme(MDR)

 

Pour tout contact :

  •  Grégoire MULAMBA, Secrétaire Exéctif du CDH, Tél : +243 999940324, gregtshi@hotmail.com, cdh@ic-lubum.cd
  •  Timothée MBUYA, Vice Président ASADHO/Katanga, Tél :+ 243 814709184, tim_mbuya@yahoo.fr asadhokat@iclubum.cd 

Timothée MBUYA

Vice President
l'Association Africaine de défense des Droits de l'Homme, représentation du Katanga(ASADHO/KATANGA)
Phone:(243)81 470 91 84
Email: tim_mbuya@yahoo.fr 
RD Congo